


Trois ans plus tard ! En 2020 j'avais quitté la salle de la Briquetterie à Schiltigheim avec un goût amer et tendre à la fois. Amer pour le spectacle livré ce soir là, tendre par amour de cette troupe fabuleuse.
Aujourd'hui la revue scoute nous raconte des histoires d'eau. Toujours caustiques, presque toujours justes, les sketchs s'enchaînent avec entrain et bonne humeur. Je dis presque parce que le sketch du marin pêcheur qui remonte sa prise de migrants en compagnie d'un représentant de pôle emploi fait plouf.
Mais quel talent inouïe déploient ces comédiens ! Tous chanteurs, acteurs, danseurs enchaînent les prestations sur un rythme scénographique soutenu. Ils sont formidables, bien qu'ils n'aient pas leur langue dans leur poche. Les boomers prennent très cher et c'est tant mieux. Après tout ils sont la dernière génération à avoir profité sans vergogne de la société de sur-consommation. Il est juste aujourd'hui de leur présenter l'addition. Merci. Je vous aime tous.
PS : Denis Germain nous manque quand même.
vu à la Briquetterie de Schiltigheim le 10 février 2023
La programmation de l'Echappée Belle est somptueuse comme toujours ; le concert de ce soir ne déroge pas à la règle.
Ovation debout pour les huit musiciens géniaux qui nous ont emporté avec eux ce soir.
Allez les voir !


Elle est venue nous enchanter en cette froide nuit de novembre alsacien et a conquis (presque) tous les coeurs.
Djazia
c'est d'abord une voix : mélodieuse et pure, mais qui peut au besoin se
durcir pour faire ressortir les accents rauques d'un joli blues, ou
s'élever en trilles harmonieuses pour sublimer la langue arabe chantée.
Djazia est aussi une musicienne engagée auprès des exilés de toutes origines, notamment des palestiniens auxquels elle a dédiée une de ses chansons, ce qui a fortement déplu à un petit groupe qui a quitté la salle en plein milieu du spectacle.
Qu'à cela ne tienne, nous avons chanté avec elle la mélodie du vent et emporté dans la nuit schilikoise un peu de la chaleur que ce brin de fille a partagé avec nous.

Féministe et femme séduisante Noémie De Lattre a su conquérir les ovations de la salle avec un discours engagé ponctué de scènes de music-hall, et avec humour.
Conquis le public l'était déjà un peu en rentrant dans la salle puisque le titre du spectacle ne laisse aucun doute sur le thème. Toujours est-il que le combat des femmes pour leur élévation n'en est qu'à son commencement ; n'en déplaise aux fils de clients de pute.

Folk, blue grass, country, les étiquettes apposées sur The Yokel sont nombreuses.
Ce jeune groupe lorrain respire la bonne humeur, armé d’un banjo et riche d’harmonies vocales qui rappellent le bluegrass américain.
Superbe !


Houlà ! Ça fait mal de voir un spectacle raté.
L'année passée nous avions ri, encore, des pitreries de cette joyeuse troupe.
Cette année le spectacle nous a laissé un goût amer, un peu triste.
La tristesse. Oui c'est la tristesse qui prévaut, qui transpire à travers les différents sketchs et qui s'étend aux spectateurs. Le pessimisme et le renoncement aussi.
L'époque est terrifiante, et si nous avons vieilli ensemble, vous comédiens et nous spectateurs, force est de constater que nous savons la fin proche. Nous sommes en bout de course.
Or, ce n'est pas ça que nous étions venus chercher ce soir.
vu à la Briquetterie de Schiltigheim le 17 janvier 2020



Je l'ai connu en tant qu'auditeur assidu de France Inter. Elle y anime des chroniques acérées en compagnie d'autres humoristes non moins talentueux qu'elle.
Elle est belle Sophia Aram.
Oui, mais elle pique.
Messieurs, vous en prenez plein les roubignolles et on peut pas dire que ce n'est pas mérité. Avec elle le féminisme est activiste et drôle. Superbe Sophia.
Vue à Schiltigheim le 20 décembre 2019..

Opéra de Philip Glass
La mécanique envoûtante d'Einstein on the Beach
Une véritable œuvre d'art millimétrée de quatre heures trente où le visuel est inséparable de la partition musicale. Dans le cadre de MUSICA 2019 on a eu la chance de déguster ce morceau de choix.
Au PMC le 27 septembre 2019


