
Jeune, il écrit de nombreuses nouvelles. Son premier texte long est "La Zone du dehors" (1999), roman d’anticipation qui s’intéresse aux sociétés de contrôle sous le modèle démocratique (inspiré des travaux de Michel Foucault et Gilles Deleuze). Publié sous une nouvelle version en 2007, il est récompensé du Prix Européen Utopiales.
Son second livre est récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire 2006 dans la catégorie Roman. Il s'agit de "La Horde du Contrevent" (2004) (roman accompagné d'une BOL - Bande Originale de Livre - composée par Arno Alyvan), véritable succès public qui s'est vendu à plus de 50 000 exemplaires.
"Les Furtifs" (2019) décrit la quête d'un père à la recherche de sa fille. Le roman a reçu des critiques positives relatives à la richesse du vocabulaire et de la typographie et à l'univers dystopique dépeint.
Homme engagé, cet intermittent de la militance affûte ses armes à la forge philosophique et en nourrit ses combats concrets tout autant que ses livres.














Antoine Volodine, principal pseudonyme de ce romancier né en 1950, qui signe également Elli Kronauer, Manuela Draeger ou Luitz Bassmann, est l'auteur d'une vingtaine de romans sous le nom de Volodine, dont "Des anges mineurs" prix du Livre Inter en 2000. Peu connu du grand public, cet ancien professeur de russe, est suivi depuis des années par un cercle d'admirateurs (dont je suis) et de critiques fervents.


Après l'écroulement de la Deuxième Union soviétique, la Sibérie est dévastée par des accidents nucléaires et devient à jamais inhabitable. Solovieï, président du kolkhoze Terminus radieux, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance. Assisté par l'immortelle Mémé Oudgoul, il règne en maître sur le destin des hommes et des femmes de son village. Prisonniers et militaires cherchent en vain à mettre fin à leur errance, mais il leur faudra attendre des milliers d'années pour que s'éteigne la présence de Solovieï dans leur cauchemar.

Andreï Makine est né à Krasnoïarsk en Sibérie le 10 septembre 1957.
Son premier roman, La Fille d’un héros de l’Union soviétique, paru en 1990, est le point de départ d'une carrière littéraire avec le français comme langue d'écriture. En 1992, il fait paraître les Confession d'un porte-drapeau déchu. Il ne peut faire paraître ces deux romans qu'en les présentant comme traduits du russe, respectivement par « Françoise Bour »
et « Albert Lemonnier » (en fait deux hétéronymes de l'auteur).
Il obtient en 1995 les prix Goncourt, Goncourt des lycéens et Médicis pour son roman Le Testament français.
Au temps du fleuve Amour est le troisième roman d'Andreï Makine paru en 1994. Il est, à ce jour, mon préféré.




Au temps du fleuve Amour raconte l'histoire d'une adolescence en Sibérie, celle d'un garçon fasciné par l'Occident et obsédé par le film Le Magnifique avec Jean-Paul Belmondo
Le roman de la désillusion - l'histoire d'un père, combattant dégradé de Stalingrad qui rêve de "lendemains qui chantent" pour sa fille unique.
Deux thèmes se superposent dans ce roman : la nostalgie de l'enfance et celle, plus inattendue, du mensonge.














