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HUTTENHEIM

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panneau Huttenheim

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Ich ben en Banfald gebore wo sallemols a Spitaal hesch gehet
un ben en Hettne uffgewachse,
do wo d'Ill läuft wie se will
do wo m'r Ditsch kenne rede, Franzeesch parliere un Elsassich babble

Huttenheim est une commune du Bas-Rhin, arrondissement de Sélestat-Erstein et canton de Benfeld. 

Sa superficie est de 1255 hectares et se situe à 160 mètres au dessus du niveau de la mer.


Huttenheim1

Vue aérienne du village avec son clocher unique et au fond à gauche le château d'eau de Benfeld

(1963)

2020 huttenheim FCB

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uf Elsässich kann m'r alles saawe, wenn m'r 's kann !


Les origines du village de Huttenheim remontent au 7e siècle. 

A travers les siècles Huttenheim changea plusieurs fois son nom :
Vers 728 c'était Hittenheim, en 770 Hudenheim,
en 798 Hivatinquhaim, puis en 884 Hindingheim,
en 959 Hitingheim, en 1031 Hutenheim,
en 1174 Hittenheim et Huttenheim depuis 1560 (« Hettne» en dialecte local).

Situé à l'Ouest de Benfeld, non loin de la voie romaine dite "route des païens" (S'Heidestressel), le hameau avait fait partie des biens de la seigneurie féodale d'Eticho et fut légué en 667 à l'abbaye d'Ebersmunster.


Peuple laborieux et combatif, ils se composaient essentiellement de pêcheurs et de chasseurs, car le poisson et le gibier étaient abondants dans cette région.
Pour se protéger contre les nombreuses bêtes sauvages, beaucoup d’entre eux avaient érigé leurs huttes sur les berges de l'Ill et tout le long des rives des différents bras d'eau qui traversaient en méandres les prairies inondables environnantes.

Dés sa création, le village est peuplé de tribus germaniques comme toute la vallée du Rhin.
Mais cette période est instable en raison des crises de succession, des révoltes et des conquêtes.
Ainsi les Alamans furent dés le VIème siècle soumis à des duc francs désignés par les Mérovingiens.

Sous les Mérovingiens, les ducs sont des fonctionnaires royaux responsables des affaires militaires dans les territoires conquis par les Francs. Ils forment alors un pouvoir intermédiaire disposant d'une certaine autonomie.

Puis l'Alémanie devint une province du royaume de Louis le Germanique par le traité de Verdun en 843.
Au cours du déclin de la dynastie carolingienne, un Etat alaman (souabe) autonome fut rétabli.


Autour de l'an 1000, les troupes du Duc de Souabe arrivèrent en conquérants dans le pays.
(On en aurait gardé une vieille rancoeur ? [wann d'Schowe kumme !])
Ils choisirent comme lieu d'habitat l'orée de la forêt du Ried, aux confins du village, où ces Husen s'installèrent en colonie.
L'époque est alors dominée par l'empereur féodal Frédéric 1er Barberousse qui aurait fait édifier, non loin de la source de la Lutter, un somptueux castel fortifié que l'on nommait le "Husenburg" (mais dont il ne subsiste aucune trace depuis sa destruction en 1428). 

Montés sur le trône, les Hohenstaufen, les illustres empereurs, conservèrent le duché de Souabe dans leur famille. Toute la région fait partie alors du Saint Empire Romain Germanique.
Après le déclin des Hohenstaufen commence l'époque du Bas Moyen Age caractérisée par la décadence politique de l'Empire, par l'émiettement territorial et la faiblesse grandissante de l'Eglise et de ses institutions. De nombreuses guerres et crises conduisent à un affaiblissement démographique.

Quand en 1250, la dynastie des Hohenstaufen s'effondra, commença une longue période de troubles dont toute l'Alsace subit le contrecoup.
Les seigneurs locaux agissaient à leur guise, usant du "droit du poing" (Faustrecht) pour commettre violences et pillages.
Le duché de Souabe et d'Alsace disparut et les richesses furent dispersés. Les Habsbourg tentèrent bien de fédérer les anciens domaines impériaux mais n'arrivèrent pas à exercer une influence déterminante sur les destinés du pays.
Le Landgraviat de Basse-Alsace a été attribué aux comtes de Werde dont la château se trouvait non loin de Huttenheim sur l'ill près de Matzenheim. Mais le dernier des Werde, Ulrich vendit la région d'Erstein, englobant le village de Huttenheim à l'évèque de Strasbourg vers 1330.

Souabe_et_Haute-Bourgogne





En 1239 le Husenburg était revenu aux deux frères Bourcard, écuyers originaires de Huttenheim. Ils prirent les terres sous leur patronat après avoir prêté serment de foi et hommage pour leur fief, sous l'épiscopat de Jean Il du chapitre.

Après le règne des frères Bourcard, l'évêque Berthold de Buchek fit remettre une part des titres des propriétés de Huttenheim à Hugues de Zorn, chevalier de la Basse-Alsace, qui en posséda l'usufruit jusque’en 1341.

Plus tard, notamment en 1423, le château fut acquis et habité par les nobles de Man de Monsenburg. Mais leur faste fut de courte durée, car déjà en 1428 le château fort fut pris d'assaut et détruit par les troupes épiscopales, sous les ordres de l'évêque Guillaume de Diest qui s'attitra le village et les terres. Il dilapida la fortune de l'évèché et laissa un mauvais souvenir de ses méfaits.

Le XVeme siècle commença de manière inquiétante pour les habitants en raison des tentatives des ducs de Bourgogne et du roi de France pour prendre pied dans le pays.

La guerre de cent ans interrompue à de maintes reprises, laissaient des armées de mercenaires désoeuvrés ravager la plaine. En 1365, pour la 1ere fois puis en 1375 des bandes d'anglais envahirent l'Alsace et mirent à sac la plupart de ses villages. Plus grave encore furent les invasions d'écorcheurs par le col de Saverne en 1439, puis par la trouée de Belfort en 1444 qui se répandirent dans la plaine, pillèrent et incendièrent les villages et commirent les pires méfaits.
Les villages en resteront à jamais marqués ; mais les villes fortifiées abritées des bandes de pillards poursuivent leurs développements et prospèrent à l'ombre de leurs murailles : Strasbourg, Haguenau, Colmar, Mulhouse, Sélestat, Obernai, Rosheim, Wissembourg, Kaysersberg, Munster et Turckheim obtenaient des empereurs de nombreux privilèges politiques, judiciaires et économiques.
A l'instar des villes, les villages obtinrent une organisation administrative, "Geburschaft", "Bauernschaft", ou "Gemeine". Dés lors Huttenheim achetait et vendait, levait des taxes et avait ses représentants, bien que le village appartenait toujours à un seigneur ecclésiastique représenté par un "Schultheiss" (ou prévôt). Mais un autre personnage apparait également à coté du "Schultheiss" : le "Heimburge" élu appelé plus tard "Bürgermeister" (le maire).
Des jurés (Geschworene) également élus par la population assistaient le "Heimburge" dans ses fonctions. La première mention de cette organisation date de 1252 à Orbey, puis à Schirrheim en 1294. Plus tard la vie des villageois sera régie par la "Dorfordnung" fondée sur la <<coutume>>, statuts qui contenaient les règles de police, de droits et de devoirs des villageois.


Deutscher Bauernkrieg
Guerre des Paysans allemands


Hans_Baldung_Grien_1525

Hans Baldung Grien, ville assiégée pendant la guerre des Paysans en Alsace, 1525

La guerre des Paysans allemands (en langue allemande : Deutscher Bauernkrieg) est un conflit qui a eu lieu dans le Saint-Empire romain germanique entre 1524 et 1526 dans des régions de l’Allemagne du Sud, de la Suisse, de la Lorraine allemande et de l’Alsace. On l’appelle aussi, en allemand, le Soulèvement de l’homme ordinaire (Erhebung des gemeinen Mannes), ou en français la révolte des Rustauds.

Cette révolte a des causes religieuses, liées à la réforme protestante, et sociales, dans la continuité des révoltes du Bundschuh1 (soulier à lacets, symbole des paysans) ces insurrections qui enflamment le Saint-Empire, depuis 1493, comme celles menées par Joß Fritz.
Le souvenir des révoltes liées à l'Église hussite a pu également jouer un rôle.
On peine à imaginer que ces terribles évènements qui ont couté la vie à au moins 100000 paysans aient pu épargner notre village, bien qu'il n'existe aucune chronique précise à ce sujet.


Le début du 17e siècle apporta un nouveau souffle au village de Huttenheim.


Par la remise des pouvoirs de l'Alsace des Margraves de Brandenburg en faveur du Cardinal Charles de Lorraine en 1604, contre une gageure, les paysans connurent enfin une ère meilleure. On instaura un système d'attribution de terres avec possibilité d'acquisition, stimulant ainsi une meilleure culture et éliminant, quoique lentement, la grande misère dans laquelle le village était plongé.

Mais un nouveau fléau devait s'abattre sur le sort des habitants : la guerre de trente ans et le siège des Suédois qui dura de 1631 à 1635.

Cette soldatesque venue des régions nordiques subjugua toute la plaine d'Alsace.
A Huttenheim elle brûla la très belle chapelle Sainte-Catherine (catholique), qui était située dans les terrains entre l'Ill et le Muhlbach, et après avoir chassé les nobles et les religieux, elle soumit les habitants à la foi réformée.

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L'armée suédoise

Contrairement à celle des princes allemands, composée de mercenaires, cette armée est une armée nationale, composée de paysans suédois et animée d'un idéal commun qui s'est fortifié au cours de luttes pour l'indépendance et pour la religion luthérienne. Le pays consacre les deux tiers de son budget à son armée. Le soldat est recruté sur les listes paroissiales, où un homme sur dix peut être enrôlé. Cependant, l'armée (au plus 20 000 hommes) représente à peine 1 % de la population. Les différents corps qui la composent sont constitués de recrues d'une même province, ce qui accentue l'esprit d'unité et de solidarité de ses composantes. La noblesse fournit les officiers, promus à l'ancienneté.

Le moral de cette armée est entretenu par des pasteurs, et c'est en chantant des psaumes qu'elle va au combat. Les jeux, les blasphèmes, l'ivrognerie, la paillardise sont interdits. Une forte discipline qui supprime (théoriquement) les pillages et les violences est rendue possible grâce à une intendance perfectionnée : approvisionnement et solde régulièrement versés, habillement solide et pratique (draps et cuirs).
Ce qui importe aux suédois, c'est la lutte pour la foi protestante contre un catholicisme redevenu conquérant.

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Dans la tourmente de la guerre de Trente Ans


L'instabilité politique et religieuse du Saint Empire romain germanique est à l'origine du conflit : pour résister aux progrès de la Réforme catholique, les princes protestants, dont certains ont adhéré au calvinisme, confession non reconnue par la paix d'Augsbourg (1555), se regroupent en une Union évangélique (1608).

Les princes catholiques leur opposent la Sainte Ligue allemande (1609), dirigée par le duc Maximilien Ier de Bavière.

En 1618, les protestants de Bohême se rebellent contre l'autorité des Habsbourg. Furieux de l'abrogation par l'empereur Mathias de la Lettre de majesté de 1609 qui garantissait les libertés religieuses de la Bohême, les protestants procèdent à la défenestration de Prague, qui déclenche la guerre de Trente Ans.
Le conflit ravagera l'Europe, particulièrement le Saint Empire romain germanique
, de 1618 à 1648.

Richelieu suscite l'intervention en Allemagne de Gustave II Adolphe, roi de Suède et protestant. La victoire de ce dernier sur Tilly à Breitenfeld (septembre 1631) ouvre aux Suédois la route de l'Allemagne du Sud. Rappelé par l'empereur, Wallenstein ne peut les contenir et est défait à Lützen (novembre 1632), bataille où Gustave Adolphe trouve la mort. L'armée suédoise est désormais conduite par Bernard de Saxe-Weimar et G. Horn. Wallenstein, ayant pactisé avec l'ennemi, est assassiné en février 1634 sur l'ordre de l'empereur. Après la victoire remportée par les troupes impériales, espagnoles et bavaroises à Nördlingen (septembre 1634), les Suédois se retirent au nord du Main et la Saxe signe le traité de Prague (1635).

Souvent durant des semaines, les villageois allaient se cacher dans la forêt, où beaucoup  périrent dans les trous qu'ils s'étaient creusés.

Mais en dépit de leur misère, leur ferveur était inébranlable et la nuit on s'approchait sans risque et péril de la Vierge Notre-Dame de Grasweg, située derrière la chapelle du cimetière. On l'implorait pour secours et courage. Notre-Dame de Grasweg est depuis le 14e siècle un lieu de prière de fervents pèlerins.

guerre 30 ans mousquets

La désunion des protestants et les négociations de paix amènent Richelieu à intervenir directement contre les Espagnols et les impériaux. D'abord menacée sur la Somme en 1636, la France se reprend : occupation de l'Alsace (1639), prise d'Arras (1640), de Perpignan (1642), victoire de Condé à Rocroi (1643).

Les Suédois réussissent une nouvelle campagne en Bohême et en Moravie et menacent Vienne en 1645. Turenne contraint la Bavière à solliciter la paix (1647). L'épuisement général et l'impossibilité pour chacun d'obtenir un avantage décisif conduisent à des négociations qui aboutissent en 1648 aux traités de Westphalie.

La guerre aura précipité la ruine – encore incomplète, mais désormais irréversible – du Saint Empire. Quant à l'Allemagne, presque totalement ravagée, elle a perdu 40 % de sa population.

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La très belle chapelle dite "Notre Dame du Grassweg"

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Après l'annexion de l'Alsace-Lorraine à la France sous le traité de Westphalie en 1648, l'impôt fut instauré dans tous les villages.

A Huttenheim, on versait la dîme et la gabelle, la taille et le cens, sous l'égide du puissant Veit Fels, bourgmestre du hameau. En 1652, après les batailles des troupes lorraines, et celles de Turenne en 1675, Huttenheim était devenu à nouveau propriété des évêques de Strasbourg.

On rebâtit le village et prolongea le chemin qui le traversait du nord au sud, parallèle à la route qui plus tard devint la route impériale. (Aujourd'hui la D1083)

De par l'Ill qui coule à travers champs et prairies, les terres environnantes quoique argileuses par endroit, ont toujours été fertiles.
On y cultivait la pomme de terre, des céréales et diverses racines. Il y avait du foin et des herbes médicinales en abondance.

L'agriculture se développait vite et à la veille de la Révolution française, Huttenheim se rangeait parmi les villages les plus imposants de la Moyenne-Alsace.

Toutefois la paysannerie devait subir des harcèlements de tout genre, surtout durant les années 1793 et 1794, époque de la Terreur.
La chapelle Saint-Léodégar qui était située au sud du village fut détruite, les biens de l'Eglise étatisés et le clergé dut fuir et chercher refuge ailleurs.
Les nuits de cette époque résonnent du grincement des carrioles transportant gibets et guillotines.

En l'an II de la République Française fut fondée la Garde nationale de Huttenheim sous l'égide du chef-grenadier P. Keebach.
On regroupait les classes de recrues et engagés volontaires. Ils partaient, ces fils de paysans, de tisserands et de pêcheurs, le coeur plein de courage pour défendre leur cher hameau qui était toute leur fierté.

La paroisse de Huttenheim date du 12e siècle ; elle vénère Saint-Adelphe comme son patron.
La fondation de l'église actuelle remonte au 13e siècle, sous le patronat du monastère d'Ebersmunster.
Le clocher de l'église érigé en 1572, contient quatre cloches : une ancienne datant du 16e siècle ; puis un ensemble de trois, dont la première pesant 24 quintaux est consacrée au coeur de Jésus ; la deuxième, lourde de 11 quintaux, est consacrée à Saint-Adelphe, patron du village et la troisième, dont le poids est inconnu, à Saint-Joseph, patron des ouvriers.

L'église fut agrandie et embellie en 1843. La pose des statues murales qui représentent les apôtres et ornent le choeur fut achevée en 1880 sous le patronat de Nicolas Mol, curé de la paroisse de 1868 à 1888.


Le 19e siècle fut pour Huttenheim une période de grande transition


Avec la construction de la ligne de chemin de fer Bâle-Strasbourg en 1838, sous le patronat des frères Koechlin de Mulhouse, le commerce et l'industrie se développèrent rapidement dans la région.
C'est en 1827 que fut fondée par M. Beyer l'usine de Filature et tissage mécanique du Bas-Rhin, dans les locaux de l'ancienne manufacture de tabac Mainoni qui avait fonctionné de 1780 à 1817. En 1926 la filature qui par périodes travaillait avec un effectif de 2.800 ouvriers, devint l'usine partenaire de la filature Kullmann et Cie de Mulhouse. Les établissements Kullmann à Huttenheim furent durant des années le point central de l'industrie de la région.

En 1936, à la veille de la guerre mondiale, les Ets Kullmann furent contraint de réduire leurs activités, à la suite d'un déséquilibre provoqué par une surproduction, une vente insuffisante et une trop haute concurrence.
Le site deviendra plus tard le siège de la société Ergé, disparue à la fin du 20e siècle.

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Une deuxième filature fonctionnait à Huttenheim : les établissements Immer-Klein. L'usine toutefois cessa ses activités vers 1950.
Ces locaux servirent ensuite de succursale de la société Remington. On y fabriquait jusqu'en 1977 des rasoirs électriques avec un effectif d'environ 600 personnes.
Plus tard, l'usine Joustra y occupa quelques ateliers et des jouets électriques y furent fabriqués en grandes séries.

Plusieurs autres entreprises, la plupart privées, se sont ajoutées au palmarès industriel de Huttenheim ; ce sont les fonderies Vallat-Rohmer, les ferronneries Sablon, l'usine des produits laitiers Frech, ainsi que les menuiseries Bartelmebs, Lips, Kopf, Boschenritter et Feuerer.
La société Ergé fut la plus importante usine de la région. On y fabriquait des baraques métalliques de chantier, qui étaient installées sur place dans le monde entier par une équipe d'ouvriers spécialisés.

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L'école des filles érigée en 1868,et à l'arrière celles des garçons dont la première construction en bois date de 1825 et la reconstruction en dur de 1901, à l’époque où l’Alsace est annexée à l’Empire allemand.

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L'instruction publique à Huttenheim fut instaurée d'office au début du 19e siècle, notamment avec la construction de l'école des garçons en 1825, puis de celle des filles en 1845.
Ces bâtiments scolaires mirent fin à un système d'enseignement moyenâgeux qui avait cours dans les écoles des deux paroisses dont le village était doté jusqu'au 18e siècle :
- la paroisse du Haut-village, consacrée à St-Gangolf et Romanus, avec les moines de Peterlinden,
- la paroisse du Bas-village, assurée par les Jésuites et consacrée à St Adelphus.
Vers 1880, une école protestante fut installée dans un local de la filature et tissage mécanique Kullmann, pour les enfants des nombreux ouvriers de foi évangélique venus travailler à l'usine.



Contes & légendes

A l'Histoire de Huttenheim s'ajoutent aussi les légendes du temps jadis que se racontaient les aïeux.

Au coin du feu en hiver, ou sur un banc devant les maisons, les soirées d'été, chacun se délassait après une longue journée de labeur, en prêtant une oreille aux conteurs.
Tantôt c'était la légende de l'homme de feu qui à minuit allait d'une porte à l'autre, imprégnant de sa main brûlante des signes maléfiques.

Ou encore, le conte du «Quarmannel» un nain qui, tous les soirs à 22h, traverse la route, vers Sermersheim et effraye les chevaux des paysans qui passent avec leur attelage...

A propos de légende, s'il vous arrive de passer par hasard un soir, entre Huttenheim et Sermersheim avec votre attelage, de grâce, faites claquer trois fois votre fouet afin d'éloigner le fameux sort que le «Quarmannel» a toujours en réserve à cet endroit.

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La rivière ill qui traverse le village atteint sa largeur culminante ici même

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Une des maisons alsaciennes typiques

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